Mairie de Plaimpied-Givaudins

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Jean Sautivet : présentation

« Mais il y a une grande différence, ami Tiennet, entre ceux qui retiennent et ceux qui inventent : il y a ceux qui, avec des doigts légers et une mémoire juste, disent agréablement ce qu’on leur a enseigné ; mais il y a ceux qui ne se contentent d’aucune leçon et vont devant eux, cherchant des idées et faisant, à tous les musiciens à venir le cadeau de leurs trouvailles. »

Les Maîtres Sonneurs – George Sand - Gallimard

Jean Sautivet. Qui est-il ?

Jean Sautivet est né à Pissevielle en 1796 et est décédé à Plaimpied en 1867.

Sa jeunesse se déroule pendant le 1er empire. Il se marie en 1817 et n’est alors connu que comme journalier. Plusieurs enfants naissent, mais, comme souvent à cette époque, meurent en bas âge.

Concernant ses activités, sont mentionnées dans les registres les appellations de tourneur en 1829, puis de ménétrier en 1835. Parfois, la profession de journalier, de musicien ou de tourneur est ajoutée.

Il s’installe à Plaimpied en 1845 et acquiert par la suite une petite propriété. Sur les registres de recensement et sur son acte de décès en 1867, est apposée la fonction de « joueur et de fabricant de musettes » et de « joueur de musette ».

En dehors de la présence son nom et son activité trouvés dans les registres de l’époque, un certain nombre d’instruments sur lesquels son nom est gravé ont été retrouvés, corroborant cette activité de fabricant et de musicien.

Une production exceptionnelle

Les musettes et hautbois fabriqués par Jean Sautivet sont reconnaissables par certains détails de fabrication particuliers. Côté décoration, les cornemuses Jean Sautivet sont :

  • soit gravées et il utilise la technique du guillochis, gravure sur bois de traits parallèles et croisés formant de petits losanges.
  • Soit incrustées d’étain avec des motifs comprenant des résilles, des fleurs, des symboles religieux type calice ou ostensoir, marquant la perpétuation d’une tradition présente sur ces instruments avant la révolution.

Côté sonorité, à l’évidence, Jean Sautivet ne se contentait pas d’être un tourneur d’exception, mais avait su donner à ses instruments une qualité de sonorité exceptionnelle.

À noter l’utilisation de matériaux locaux tels le buis, le prunier, la corne.

Un travail de détective

Afin de redonner vie à l’histoire des musiques populaires, une recherche patiente et exhaustive est nécessaire. Pour retracer la vie de Jean Sautivet et imaginer son existence, il reste peu d’indices. Des signatures dans des registres, des histoires parallèles. Ce long travail a abouti à la récollection de bribes d’informations qui voit émerger un musicien et un fabricant d’instruments d’une grande beauté. Cette recherche a été d’autant plus passionnante pour les passionnés qui l’ont entreprise, M Smith, Mick Baudimant, jean-Sylvain Maitre et Bernard Blanc, que Jean Sautivet est pour l’instant le fabricant de cornemuses le plus ancien répertorié et connu.

Pour en savoir plus

Dix-sept cornemuses ont été attribuées à Jean Sautivet et sont répertoriées au Musée des Musiques Populaires de Montluçon. La production de cornemuses a longtemps été restreinte au Bourbonnais et au Berry. Un passage part le MuPOP de manière.

Plus près de nous, se trouve le musée du Château de Plaix qu’accompagnent les activités de l’association des Thiaulins.

Bien sûr, la lecture de certains livres George Sand demeure un passage obligé. Si la mare au diable, François le Champi et la petite Fadette font partie des titres les plus connus de l’écrivain, les Maîtres Sonneurs fait la part belle au Berry, aux cornemuses et à la musique.

Le MuPOP – Montluçon http://www.mupop.fr/

Château de Plaix http://www.lignieresenberry-tourism...

les Thiaulins de Linières https://www.facebook.com/thiaulins

festival du son continu du 14 au 17 juillet 2016

http://lesoncontinu.com/

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